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La CGT Finances Publiques avait senti le vent tourner dès février 2026 avec la mise en place de tous les éléments techniques nécessaires à la réalisation d’un NRP2 très brutal (Lire notre article NRP ÉPISODE 2 : Vers une nouvelle restructuration du réseau de la DGFiP.
Dans certaines directions comme le 75, le NRP ne s’est d’ailleurs jamais arrêté.
Comme d’habitude, la direction générale avait nié préparer une nouvelle réforme, alors qu’elle était prise les 2 mains dedans ! Mais la fiche 7 des documents du CSAR du 2 juillet « informe » sans possibilité d’avis les représentants du personnel des perspectives d’adaptation du réseau territorial de la DGFiP. Aux Finances publiques, la DG appelle cette mauvaise comédie « associer les représentants du personnel tout au long des opérations ».
Sauf que les retours de terrain – présentation du plan déjà ficelé pour septembre 2027 avec accord des préfectures – montrent que tout était déjà prêt et probablement depuis fin 2025. La fiche présentée aux organisations syndicales est indigente et mensongère au regard des enjeux. C’est une insulte à l’implication professionnelle des agentes et des agents.
L’annonce des fermetures est volontairement vague et imprécise, et met en avant le chiffre de 130 fermetures. Mais ce n’est que pour l’année 2027 ! En fin de paragraphe, on apprend que 360 services seront touchés : quasiment un quart des structures actuelles !
Certaines directions comme le Pas de Calais ont déjà annoncé les détails : dès 2027, 11 opérations vont avoir lieu : fermeture d’un SIP, deux SIE, 2 SGC , une antenne PCRP, transfert de 5 parties hospitalières d’un SGC vers une trésorerie hospitalière, sans savoir ce qu’il adviendra en 2028, 2029 et 2030...
Dire que les points de contacts seront maintenus, ce n’est pas vrai : le décompte inclut les coquilles vides appelées maisons France service, alors que le réseau de la DGFiP se réduit comme peau de chagrin.
Dire que les usagers sont satisfaits, ce n’est pas vrai : le baromètre Delouvrier que site l’administration est un « instrument pour stimuler la modernisation de l’action publique et sert à l’identification de lignes d’actions pour les administrations ». Ce n’est pas un indicateur, c’est un « think tank ».
Dire qu’il y aura « un accompagnement RH spécifique pour les personnels concernés », ce n’est pas vrai : la mise en place du nouveau système de comptage des emplois contourne les garanties des agents et les mets à disposition de l’administration. Avec la constitution de pools « fongibles » par métier, rien n’est certain concernant le versement d’une prime PRS aux agents qui seront déplacés de force sans tenir compte de leurs désidératas.
« Un ajustement » qui serait « limité » pour « permettre aux directions d’adapter leur organisation à la réalité du terrain là où c’est nécessaire », ce n’est pas vrai : aucun mot sur les missions et leurs conditions d’accomplissement. Seul compte le taux de décroché, qu’importe la qualité de la réponse.
Avec le NRP2, la direction générale acte la destruction des services public accessibles à tous voulue par le gouvernement.
Elle acte la plateformisation des missions, la multiplication des services usines comme les centres de contacts, services d’appui et autres services déportés.
Elle acte la mécanisation du travail, traite ses agents comme des pions qu’elle peut déplacer sans leur demander leur avis d’un bout à l’autre d’un département ou même plus loin.
Article publié le 30 juin 2026.