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C’est avec une certaine solennité que nous publions ce communiqué. En effet, il n’est pas exagéré de constater qu’un véritable tournant destructeur des acquis sociaux initié par la politique gouvernementale est en train de se dérouler sous nos yeux.
Les constructeurs automobiles viennent de dévoiler les chiffres catastrophiques de vente de février 2013. Comment pourrait-il en être autrement avec les paies bloquées ? Puis, une Ministre de « l’écologie » annonce, que pour des motifs de « santé publique », la fiscalité du gas oil allait rejoindre celle de l’essence… Du point de vue de nos dirigeants, l’émulation dans « l’imagination » pour nous faire payer une dette qui n’est pas la nôtre, n’a plus de borne. C’est une véritable frénésie de reculs sociaux ou d’appauvrissement qui est programmé. Des exemples :
L’accord scélérat ne doit pas être transposé dans la loi, pour au moins deux raisons :
Les fonctionnaires que nous sommes n’ont donc aucun intérêt à voir se généraliser la précarité, les facilités accordés aux employeurs pour licencier dans le secteur privé.
D’autres exemples : haro sur les retraités ! Pour eux aussi l’imagination est illimitée pour les appauvrir :
Haro aussi sur les parents d’étudiants :
Suppression de la demi part supplémentaire pour les enfants étudiants de plus de 21 ans, moyennant une allocation étudiante sous condition de ressources que personne ne percevra, puisqu’avec un SMIC, on est déjà presque riche !
« Réforme » des retraites : les revoilou !
Enfin, le rouleau compresseur médiatique vient de se mettre en marche pour une « nouvelle réforme » des retraites, consistant soit à aggraver tous les paramètres « techniques » (âge de départ, nombre d’annuités, etc), soit à procéder à une réforme « systémique », concrètement un système par point.
Cher(e)s Collègues,
Cher(e)s camarades,
Tout ce tableau peut sembler sans fin, et tout combat sans espoir. Pourtant, MME. Lebranchu a du nous lâcher le 8ème échelon, et la journée de carence (dans des conditions encore pas convenables). Pourtant, les instituteurs s’opposent massivement à la dislocation de l’enseignement public et obtiennent des résultats.
Nous continuerons donc à informer et à mobiliser. Pour le faire au mieux, il faut se syndiquer, il faut se syndiquer à la CGT Finances Publiques. Un syndicat n’existe pas avec des syndiqués virtuels ou des « sympathisants », mais avec des adhérents.
Des collègues nous demandent : peut-on faire la grève le 5 mars prochain contre la transposition de « l’ANI » ? La réponse est oui.
Un car de l’Union Locale de Nemours partira de la gare de St Pierre à 12 H pour rejoindre la manifestation parisienne.
Ce communiqué de la CGT Finances Publiques de la DiSI Paris-Champagne est téléchargeable à droite de la fenêtre en format imprimable.
Article publié le 1er mars 2013.