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C’est maintenant devenu un sujet récurrent, à l’ordre du jour du CSAR du 16 février figurait la stratégie IA de la DGFiP. Au menu :
À la DGFiP comme partout ailleurs l’IA est présentée comme un fabuleux progrès technique, son développement à tous les niveaux comme inéluctable.
Peu importe qu’il faille exploiter des armées de travailleurs du clic à Madagascar ou ailleurs (car non, l’IA n’est pas magique).
Peu importent sa consommation d’eau, le gouffre énergétique qu’elle représente et la flambée des prix des composants qu’elle entraîne.
Peu importent les milliards dépensés, et donc les coupes budgétaires qu’il faudra faire ailleurs.
Peu importent la perte de sens au travail, la dégradation du service public et les exclus du tout numérique.
L’irruption soudaine de l’IA dans tous les domaines n’est pas une évolution naturelle et ne correspond à aucun besoin de la société. L’arbre des quelques bénéfices avérés (diagnostic médical…) ne doit pas cacher la forêt des conséquences sociales, sociétales, environnementales, des applications militaires qui font froid dans le dos et du renforcement de la surveillance généralisée. L’IA est imposée par ceux qui la vendent, et soutenue par ceux qui y voient une promesse de rentabilité accrue ou de pouvoir et de contrôle. Elle est particulièrement promue, et ce n’est pas un hasard, par les régimes autoritaires et fascisants, États-Unis en tête.
Pour la CGT Finances publiques il est urgent de porter un autre regard. Ces choix techniques sont avant tout politiques et soutiennent une certaine vision de la société et du service public qui n’est pas la nôtre. Écouter les agents sur leurs besoins en matière d’outils comme d’organisation du travail, c’est ce que font les militants CGT au quotidien.
Ainsi nous pouvons affirmer que ce que les agents veulent ce n’est pas de l’IA, mais des moyens pour bien travailler. Des moyens humains pour travailler sans pression et s’épanouir dans la satisfaction du travail bien fait. Des outils informatiques fiables qui leur facilitent le travail, vraiment conçus pour et avec eux. Un management qui les épaule et reconnaît leur travail collectif à sa juste valeur.
Jamais ils n’ont réclamé des outils :
La CGT ne s’oppose pas au progrès technique, mais le conditionne au progrès social. Il ne doit pas servir à supprimer des emplois et intensifier le travail. Nous ne voulons pas travailler plus vite, nous voulons travailler mieux, plus nombreux, et moins longtemps. Il n’est pas acceptable que de telles transformations du travail se fassent sans écouter les premiers concernés et leurs représentants.
LA CGT FINANCES PUBLIQUES EXIGE :
Article publié le 26 février 2026.