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Le droit aux vacances est un droit pour toutes et tous : il est temps d’avoir les moyens de se réapproprier nos congés ! Les vacances ne sont pas un luxe. Elles sont un droit, une conquête sociale arrachée de haute lutte par le mouvement ouvrier, grâce à l’obtention des congés payés de 1936 : quinze jours dont douze ouvrables (loi du 20 juin 1936).
Depuis 1936 des conquis sont obtenus :
La lutte pour la réduction du temps de travail continue !
Recul du droit aux vacances : quelles raisons ?
Résultat : des millions de personnes sont exclues des vacances chaque année en France, en premier lieu les travailleurs précaires, les familles monoparentales, les jeunes des quartiers populaires, les retraités modestes…
Le tourisme social : une autre idée des vacances
À l’heure où le tourisme marchand n’existait pas, le tourisme social, porté par la CGT, permettait à des millions de travailleurs de bénéficier des premiers congés payés !
Le tourisme social, solidaire, c’est le droit aux vacances pour tous – pas seulement pour les plus riches. C’est un projet de société, un outil d’émancipation, de mixité sociale, de respiration collective.
Il doit combattre toute forme d’exclusion et être laïque. Il doit aussi offrir un mieux-disant dans sa gestion sociale, notamment en assurant un haut niveau de formation des personnels.
Le tourisme social, ce sont :
Mais ce secteur est malmené, délaissé par les pouvoirs publics, fragilisé par les logiques de rentabilité et les appétits du secteur marchand, de ses actionnaires qui rêvent de s’approprier ce secteur économique leur échappant.
Pourtant, porteur de valeurs fortes (solidarité, égalité, justice sociale, non lucratif, veillant à l’intérêt de ses salariés), le tourisme social devrait avoir un bel avenir.
Le billet de congé annuel, qu’est-ce que c’est ?
En France, le billet populaire de congé annuel est un billet de train dont la création a été annoncée le 30 juillet 1936 par Léo Lagrange après des négociations serrées avec les compagnies ferroviaires privées. Il fait suite à la loi instituant deux semaines de congés payés et sera très vite appelé le « billet Lagrange ».
Initialement valable trente et un jours maximum, impliquant un séjour minimum de cinq jours au point de destination, il permet alors au/à la bénéficiaire ainsi qu’à sa famille d’obtenir 40 % de réduction sur le prix du billet normal aller et retour (demi-tarif pour les enfants de 3 à 7 ans).
Dès 1937, le billet congé annuel sera modifié afin d’apporter quelques améliorations. La femme salariée sera reconnue comme cheffe de famille si son mari est chômeur ou retraité. Elle pourra ainsi obtenir la réduction pour elle, son conjoint et ses enfants. Les travailleur·ses étranger·es auront également les mêmes droits.
Dès 1936, 600.000 billets sont vendus, puis 1,8 millions en 1937.
Et aujourd’hui ?
Ce billet est toujours commercialisé par la SNCF et se dénomme désormais « billet de congé annuel ».
Il permet de bénéficier d’une réduction annuelle de 25% (la réduction de 50% si le billet est payé en chèques-vacances n’existe plus depuis le 1er janvier 2023) pour un voyage aller-retour d’au moins 200 km en tout.
Conditions :
La CGT revendique :
Reprenons nos vacances en main !
Si nous voulons disposer d’un outil puissant et efficace, nous devons promouvoir l’adhésion des CSE, des associations, des SCI de copropriétaires, et des exploitants des centres à l’Ancav-SC, outil de coordination de la CGT.
Se réapproprier nos vacances, c’est refuser qu’elles deviennent un produit de luxe réservé à une élite.
C’est revendiquer le droit au repos, à la découverte, à la vie familiale, à la liberté !
Les vacances sont un besoin vital, un temps pour souffler, pour vivre autrement, loin des cadences, de la pression, du quotidien oppressant.
Pour un tourisme populaire, solidaire, accessible et humain : engageons nous pour le droit aux vacances pour toutes et tous !
Article publié le 20 juin 2026.