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Le 13 mai 2026, l’INSEE a annoncé un taux d’inflation à 2,2% sur un an. Le refus du gouvernement de revaloriser d’autant le point d’indice sonne le glas du modèle salarial de la Fonction publique. La revalorisation automatique du SMIC à 1.867,02 € au 1er juin 2026 (+ 2,41%), annoncée le jour même par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, sans le moindre « coup de pouce » et surtout sans revalorisation du point d’indice, précipite 862.000 agents publics sous le salaire minimum interprofessionnel. Soit plus du doublement en six mois du nombre d’agents publics dont la grille indiciaire est rattrapée par le SMIC, ils étaient déjà 356.000 au 1er janvier.
Ce n’est pas un accident statistique. C’est le résultat assumé d’un choix politique celui de trois années consécutives de gel du point d’indice, le refus du gouvernement d’ouvrir une véritable négociation salariale intégrant la refonte des grilles indiciaires, le mépris affiché pour les organisations syndicales auxquelles ne sont proposées que de simples réunions de travail qui ne débouchent sur rien. La sphère gouvernementale ne se contente plus de laisser dériver les salaires : elle organise, méthodiquement, l’alignement de la Fonction publique sur le SMIC.
Un effondrement statutaire sans précédent depuis 1946
La CGT Fonction publique a chiffré, indice par indice, ce que le gouvernement refuse de regarder en face. Le constat est accablant :
La responsabilité politique est entière
La situation n’est ni inéluctable, ni technique, ni budgétaire. Elle est politique. Le gouvernement dispose de tous les leviers pour rétablir la valeur du point d’indice et la cohérence statutaire : il a choisi de ne pas s’en servir. Il a choisi le gel pour la troisième année consécutive. Il a choisi de refuser la négociation salariale. Il a choisi de laisser dériver des centaines de milliers d’agents publics sous le seuil légal de rémunération, tout en se félicitant d’une « valorisation des métiers » qui n’existe que dans la communication ministérielle.
Le mécanisme de l’indemnité différentielle, qui aligne les traitements rattrapés par le SMIC, n’est pas une solution, d’autant plus qu’elle n’est pas prise en compte dans le calcul des pensions : c’est un aveu d’échec. Il dévoie la logique statutaire en rémunérant tous les agents, débutants comme ceux ayant 20 ans de carrière, au même niveau, sans tenir compte de leur grade, de leur qualification ni de leur ancienneté. C’est l’effacement programmé de la grille indiciaire et de la Fonction publique de carrière.
36 milliards ont pu être trouvés pour être dédiés à la guerre, à des armes de destruction massive, qui seront à terme détruites. Cela participe à l’économie parasitaire, alors que l’augmentation générale des salaires profiterait très largement à la consommation des ménages et donc à l’économie du pays. Tous les économistes s’accordent à le dire.
Les exigences immédiates de la CGT Fonction publique sont :
La CGT Fonction publique entend œuvrer, dans l’unité la plus large et avec l’ensemble des personnels, pour imposer les voies et les moyens d’une reconstruction statutaire de la politique salariale dans la Fonction publique.
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Article publié le 3 juin 2026.